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Publié par Sabrina

La semaine dernière et hier, j'ai eu la chance d'aller à la rencontre de nos grands frères les indiens kogis, à Genève et à Lyon, ils nous expliquent l'importance de protéger notre terre mère, de protéger la nature, éducation de nos enfants, de nous respecter, de se respecter, de respecter tous les êtres vivants...

Nous sommes tous responsable, nous avons tous notre responsabilité pour protéger notre Terre Mère !!!

 

J'ai été au ange de pouvoir les rencontrer...Leur discours touchent notre âme, même avant que le traducteur fasse la traduction, les mots viennent directement à notre coeur.

 

le texte ci dessous viennent du site :

http://www.tchendukua.com/

 

 

Le message des Kogis

Conseils « a tu gente »

nature_kogisLes petits frères abîment tout, pas seulement la Sierra, non ils abîment la terre, la nature, ils ne respectent rien. Au début, beaucoup de Kogis ne vous croyaient pas.. Ils pensaient que vous étiez comme les autres, que vous veniez acheter la terre pour vous. Beaucoup de gens viennent ici pour prendre, utiliser, se servir. Ils ne protègent pas les choses, ils ne les pensent pas, ils les utilisent. Maintenant on voit que si, c’est vrai, vous travaillez vraiment pour la Sierra, pour essayer de redonner de la force à la nature.

Sans doute ne le savez vous pas, mais lorsque vous nous rendez de la terre vous ne nous rendez pas seulement des terres pour que nous puissions cultiver, vous nous rendez aussi des lieux sacrés, les sites de nos ancêtres ou l’on peut faire notre travail traditionnel pour protéger les choses. Sur ces terres et dans la Sierra, grâce aux « cuentas », que vous nous ramenez, nous pouvons faire les offrandes nécessaires pour garder la loi. Tout ce matériel que vous nous ramenez comme cela, cela nous permet de retrouver des mots, de faire vivre la mémoire et d’élargir notre pensée pour qu’elle reste vivante, forte. …

Nous ne vous demandons pas seulement de nous aider pour retrouver des terres, non, nous vous demandons surtout de nous aider à protéger ce que vous appelez la nature, les êtres vivants, les animaux, les plantes, les arbres, mais aussi les pierres. Quand on vous parle de protéger la nature, des terrasses ou sont les ancêtres, des sites d’offrandes pour les pagamientos, nous ne savons pas si vous comprenez de quoi nous parlons. Qu’est ce que la nature pour vous ? Est-ce que vous voulez vraiment la protéger ?

Pourtant, on doit travailler plus ensemble, les Kogis et les français, et on doit apprendre à partager les idées, savoir si là ou nous allons, c’est bien, c’est juste ou c’est « mal » ? Seul, nous n’y arriverons pas. C’est un peu comme un enfant, qui devrait soutenir toute une famille, ses parents, ses grands parents..Seul, il ne peut pas y arriver..

Pour cela, vous pouvez apprendre à penser comme nous, à protéger la Sierra, la terre, la nature, vous pouvez. Les amis, ceux qui nous aident doivent comprendre cela. Arrêter de parler, mais penser, penser vraiment pour agir. Si nous sommes les grands frères, ce n’est pas pour juger les gens ou les choses, savoir si c’est bien ou mal, mais c’est car nous faisons le travail ici dans la sierra, nous protégeons la Nature. Nous faisons ce travail et nous voulons vous aider, pour que vous ne vous sentiez pas seuls là bas…

Ne pensez pas seulement à l’argent, l’argent c’est utile bien sur, mais pensez aussi à ce qui est important, à la mémoire, à vos anciens, ce qu’ils savaient, ce qu’ils faisaient pour la nature. Retrouvez ces connaissances, pour sauver la nature et nous sauver. Retrouvez cette mémoire. L’argent, il vous en faut toujours plus, pour faire toujours plus de choses, toutes très importantes. Mais quand il n’y aura plus rien, a quoi vous servira votre argent ? à quoi serviront ces choses « importantes » ? C’est comme si vous aviez oublié la nature, les pères et les mères de toutes choses, qui donnent la vie.

De l’autre côté, là bas, vous pouvez apprendre à refaire les choses avec la nature. C’est pour cela que nous avons accepté cette construction chez vous, cette kankurua, pour que vous soyez un peu avec nous dans la Sierra, pour que nous puissions apprendre à penser ensemble, comme des frères. Il faut que vous gardiez cela dans vos têtes et dans vos cœurs, que vous le gardiez vivant.. vraiment vivant.. pas seulement sur un papier.. ou dans des mots. Il faut allez à la Loma, penser, penser là ou sont les choses, c’est à la Loma que l’on voit les choses importantes, celles de l’intérieur.

Après, quand vous serez dans la Kankurua, avec le feu, nous serons tous là, avec vous, comme maintenant, vous êtes un peu avec nous, vous serez un peu avec nous, dans la Sierra. Nous pourrons penser ensemble.. penser pour anticiper.. penser pour protéger la mère.

Habitants du centre du monde

kogi01De la Sierra Nevada de Santa Marta, ceux qui l’ont connue disent qu’elle est étrange, mystérieuse, attachante. Sans doute est-elle un peu tout cela. Sa localisation à seulement 45 km de la mer, sa forme, une pyramide aux parois vertigineuses, la variété de ses climats, font de cette île montagneuse, cernée par la mer et les déserts, un monde à part. C’est là que vivent les Kogis, les Aruacos et les Arsarios, derniers héritiers de l’une des plus brillantes civilisations du continent sud-américain, les Tayronas.

Des 500.000 habitants approximativement dénombrés au XVIème siècle, on ne compte plus aujourd’hui que 25.000 représentants. Plus qu’une simple montagne, la Sierra Nevada représente à leurs yeux, le centre du monde, la mère terre qui leur a transmis le code moral et spirituel qui régit leur civilisation. Peuple de sages et de philosophes, ils connaissent une vie spirituelle intense. Privilégiant les choses de l’esprit, très tôt, ils initient certains de leurs enfants aux mystères de leur religion, selon un rite et une éthique particulièrement rigoureuse.

kogis02L’acquisition de ce savoir n’a qu’un but, s’efforcer d’être en harmonie avec soi-même et avec le monde. Au centre de cet univers, les Mamus - prêtres et philosophes - règlent l’ordre social et spirituel de la communauté. Grands observateurs des phénomènes naturels, assurant les fonctions de juges et de médecins, ils veillent au bien-être de leur communauté et à l’équilibre de l’univers. Menant une existence secrète et isolée, les Indiens Kogis, derniers héritiers de l’une des plus brillantes civilisations du Continent sud-américain, les Tayronas, pratiquent une immuable transhumance entre leurs fermes et les villages où ils se retrouvent lors de cérémonies religieuses.

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