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Sarriette

La part d'Aphrodite

Les vertus aphrodisiaques de la sarriette, connues et utilisées depuis la plus haute Antiquité dans tout le bassin méditerranéen, n'appartiennent pas seulement à la tradition et aux légendes. La médecine moderne a pu déterminer que le principe actif responsable de cet effet est l'ériodictyol, un flavonoïde aux effets relaxants et vasodilatateurs. Ses principes actifs sont connus pour leurs effets revigorants et échauffants dont aphrodisiaques, ce qui a fait associer la sarriette aux satyres de la mythologie antique, cela prouve son efficacité.

Selon le célèbre herboriste français Maurice Mességué, l'effet aphrodisiaque produit par l'huile essentielle de sarriette serait aussi puissant et préférable à celui produit par la célèbre racine du ginseng, la « fleur de vie » des Chinois et des Coréens.

Il semblerait en tout cas que quelques gouttes de cette huile essentielle - qualifiée de « majeure » en aromathérapie - appliquées le long de la colonne vertébrale suffiraient à faire tourner la tête aux amoureux un peu « coincés », hommes et femmes.

Jadis la sarriette était considérée comme une plante magique aphrodisiaque. Selon Dioscoride, « la sarriette émeut la luxure ». Son nom, par association d'idées avec Satyre, le dieu aux pieds de bouc, toujours prêt à une galanterie, a renforcé cette idée. Sarriette

Son nom latin Satureia viendrait de satyrus, satyre en français. Le satyre Anos du bois sacré du mont Olympe se lamentait parce la nymphe Laura se plaignait de ses performances sexuelles quelques peu défaillantes. C'est alors que Dionysos lui montra « l'herbe du bonheur », la sarriette. Il en mangea et retrouva toutes ses capacités. Dionysos est représenté le front orné de sarriette et offrant une coupe de vin aux nymphes et naïades. Considérée depuis fort longtemps comme un stimulant physique et psychique, la sarriette était réputée pour ses supposées vertus excitantes et aphrodisiaques, et était indiquée contre l'impuissance et la frigidité. Dans le monde gréco-romain, une infusion d'angélique et de sarriette, corsée de poivre devait permettre de rivaliser avec les exploits amoureux des satyres, ces êtres, joueurs de flûte, moitié hommes, moitié boucs, irrésistibles séducteurs des nymphes. En Grèce les femmes enceintes n'avaient pas le droit de toucher à la sarriette sous peine de s'exposer à une fausse couche, grossesse et érotisme ne faisant pas bon ménage. Au Moyen Âge, la réputation aphrodisiaque de la sarriette était suffisamment bien établie pour qu'on ait pris la peine de l'interdire dans les monastères! Sinon, « on aurait entendu les soutanes sonner comme des cloches de bronze ». Cette renommée a persisté au cours des siècles et l'on raconte qu'un jour le marquis de Sade avait offert à ses invités des petits chocolats fourrés de poudre de sarriette pour les convier à une mémorable orgie. Dans ses Recettes immorales, Manuel Vàsquez Montalbàn propose une recette de « fèves à la sarriette » à la « saveur mystérieuse et inquiétante que les palais simplistes ne prisent guère. Ce plat pour cas d'urgence est doublement printanier, par les fèves et par la sarriette et il échauffe donc doublement le sang dans toutes les extrémités du corps... quiconque par exemple, aura mangé un plat de fèves à la sarriette éprouvera le besoin urgent que le plus beau des convives s'asseye sur ses genoux ». Des phytothérapeutes continuent de vanter les vertus de l'infusion de sarriette contre l'impuissance, la lassitude sexuelle, et pour redonner goût aux jeux de l'amour.

En tisane ou en liqueur, à haute dose, la sarriette est déconseillée aux hommes souffrant d’hypertension artérielle.

Liqueur :

1l d’eau-de-vie, 200g de sarriette, et 100 g de sucre bio.

Mettre le tout dans une bouteille, remuer de temps en temps ; laisser macérer plusieurs mois, filtrer et déguster.

à suivre....

sarriette
Tag(s) : #les plantes aphrodisiaques de Haute-Savoie

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